Le jeune Victor-Emmanuel, lié aux Habsbourg, signa un armistice (puis la paix le 6 août). Essentiellement rural et agricole, l’empire connaît dès 1820 un essor industriel significatif. Les événements français de la révolution de février 1848 servent de déclencheur à un mouvement révolutionnaire viennois qui existait déjà depuis quelque temps à l'état latent. Mais pour marquer les esprits et indiquer que la période de tolérance vis-à-vis des extrémistes était bel et bien révolue, il parut nécessaire d'obtenir le départ de l'empereur Ferdinand, dont le nom était attaché aux "concessions" faites en mars. En effet, le 31 Octobre 1848, l'armée de Windischgraetz entre dans Vienne et y fait une répression brutale à l'égard des chefs démocrates comme Robert Blum, exécuté sans procès Les forces militaires entouraient tout Vienne puisqu'une importante violence sévit dans ces rues. o Seul … Les tensions sont exacerbées par les mutations sociales et la Sainte-Alliance, transformée en « société de secours mutuel » pour permettre aux souverains européens de lutter contre toute subversion sur leur territoire, comme en Italie. L'empire existait auparavant, de facto, comme ensemble des possessions des Habsbourg d'Autriche, mais de jure, la partie occidentale était une composante du Saint-Empire romain germanique tandis que la partie orientale était constituée de plusieurs royaumes, principautés et duchés à part. À long terme, cette politique va mener l’empire — construction historique habitée par des peuples divers — à sa perte. Les révolutions touchent pratiquement tous les pays d'Europe à cette époque. C'est alors que le Tsar Nicolas 1er, hostile à l'indépendance hongroise (qui pouvait donner des idées aux Polonais), mit , en mai 1849, une armée de 200 000 hommes à disposition de François-Joseph (qui disposait déjà de 170 000 soldats sur place !). Les Hongrois, quant à eux, instaurent un ministère parlementaire, ce qui les place de facto hors de l'Empire. Elle avait également des aspirations nationalistes (hégémoniques serait plus exact) et souhaitait le rapprochement avec l'Union Douanière de la Prusse pour contrebalancer l'influence de la Russie. Charles Albert de Sardaigne, roi de Piémont-Savoie, lance le 23 mars une guerre nationaliste dans les provinces du nord de l'Italie occupées par l'Autriche. La révolution se répand rapidement quand les Allemands, les Magyars, les Slaves et les Italiens se retournent contre le régime impérial. La révolution gagna donc rapidement toutes les composantes ethniques ou nationales de l'Empire : Allemands, Magyars, Slaves, Italiens, etc. De nombreux pays tels que la France, l'Italie ou encore l'Autriche ont vécu ces mouvements, modifiant plus ou moins leurs organisations. En Transylvanie, les seigneurs sont magyars, les paysans roumains ; en Bucovine, les seigneurs polonais, les paysans ruthènes. Le gouvernement (qui s'est réfugié en Moravie, à Olmutz) n'aura dès lors aucun mal à dresser une armée contre les insurgés. Cette insurrection est à l'origine de la Première Guerre d'indépendance italienne qui oppose le royaume de Sardaigne à l'empire d'Autriche. Il fait cette remarque désabusée : « J'ai gouverné l'Europe, jamais l'Autriche ». La dernière modification de cette page a été faite le 7 octobre 2020 à 12:46. En 1848, les motifs de mécontentement étaient nombreux parmi toutes les composantes de l'Empire. Les forces révolutionnaires se dispersèrent rapidement car leurs visées politiques et leurs origines socio-ethniques étaient par trop divergentes. Au printemps est élue au suffrage universel une assemblée constituante qui abolit les droits féodaux mais se découvre très divisée entre les différentes nationalités et les factions politiques représentant un large spectre de la droite conservatrice à la gauche libérale. Vienne suivit quelques jours plus tard (le 13 mars 1848). De 1815 à 1848, l’empire d’Autriche, dirigé par Metternich, se consacre principalement au maintien du statu quo, à l’intérieur comme à l’extérieur. Presbourg, le 3 mars, fut la première ville à se soulever contre l'empereur. Parallèlement, l'empereur Ferdinand accorde une constitution, tandis que les Milanais profitent des événements pour chasser le 18 mars les garnisons autrichiennes du Royaume lombardo-vénitien, royaume satellite entièrement sous l'autorité de Vienne : ce sont les « Cinq journées de Milan ». Les armées loyalistes - conduites par Radetzky - défirent les Italiens à Novare le 22 mars 1849. À Vienne, en mars 1848, un mouvement de révolte oblige Metternich à démissionner. se tournèrent contre l'autorité impériale. Bénéficiant du manque de synchronisation des différents mouvements nationaux et révolutionnaires, l’Autriche peut récupérer un certain nombre de ses possessions, au prix évidemment de concessions, mais aussi grâce à une répression féroce, comme en Hongrie, où le soulèvement populaire mené par Petofi et Kossuth de 1845 à 1849 se solde par un bain de sang. Le nationalisme put donc fleurir à cette époque en se nourrissant des profonds changements sociaux qui se mettaient en place ; et la pression fut encore accrue par le mécontentement paysan dû aux mauvaises conditions climatiques et économiques de l'hiver 1847/48. Le nouvel empereur promulgue une Constitution pour l’Autriche, qui institue un gouvernement de type parlementaire et délivre les paysans des charges féodales (de la corvée notamment) ; les Tziganes sont libérés. La paysannerie, conservatrice et monarchiste, n'avait plus de raison de soutenir le mouvement contestataire. L'inévitable défaite fut suivie d'une terrible répression. En 1848, les motifs de mécontentement étaient nombreux parmi toutes les composantes de l'Empire. "Autriche" Emmanuel Buchot Sources utilisées Encarta. Il faut dire que de 1815 à 1848 l'Autriche-Hongrie, sous la direction de Metternich, s'était principalement attachée à préserver le statu quo - international - de Vienne. En dehors de Vienne, les Tchèques réclament et obtiennent leur autonomie sous l'égide de František Ladislav Rieger, qui exige une constitution libérale reconnaissant les droits historiques des peuples de Bohême. L'empereur et Schwarzenberg consacrèrent leurs plus grands efforts à mater les révolutions nationalistes de Hongrie et d'Italie. L'année 1848 amena dans toute l'Europe une vague de révolution, notamment libérales, sociales et nationalistes, appelé le « printemps des peuples ». Il rejeta aussi le projet qui prévoyait de réorganiser l'Empire selon son découpage géopolitique (où chaque "état" aurait été maître chez "lui"). Après la victoire de Custozza sur le Piémont qui permet d'interrompre les désirs unificateurs de la péninsule italienne et la répression en juin du soulèvement tchèque de František Palacký, l'armée et les forces loyalistes parviennent à reprendre Vienne le 31 octobre, grâce à l'action de Felix zu Schwarzenberg et de son beau-frère, Windisch-Graetz, qui rétablissent un nouvel empereur, François-Joseph Ier d'Autriche le 21 novembre, tandis que Ferdinand Ier d'Autriche se voit contraint d'abdiquer le 2 décembre. eut un effet déterminant sur le règlement de la crise. o Des jeunes libéraux et nationalistes veulent unifier le pays. La troupe ouvre le feu sur les manifestants faisant des victimes. En Allemagne, à la veille de 1848, seuls une quinzaine d'états sur près de quarante sont dotés d'une institution, le pouvoir appartient au roi dans le cas de la Prusse ou à l'empereur dans le cas de l'Autriche. Le 4 janvier 1849, les troupes impériales étaient dans Budapest. En octobre 1848, la Révolution prend un tournant populaire et violent : le 8, les ouvriers des faubourgs de Vienne prennent d'assaut le ministère de la Guerre ainsi que l'arsenal et massacrent le ministre Latour en personne. Mais en février et en mars, il durent essuyer quelques revers, car l'Autriche luttait sur deux fronts. La bourgeoisie tchèque partageait aussi les vues de la bourgeoisie germanophone de Bohême. La révolution autrichienne de 1848 consiste en une série de soulèvements libéraux ou nationalistes qui ont d'abord vaincu le régime autrichien de Metternich, pour ensuite, du fait de leurs propres divisions, être défait par les conservateurs. Mais à l'intérieur, l'Empire était resté essentiellement rural, malgré un démarrage industriel non négligeable à partir de la fin des années 1820. François-Joseph abandonna alors toute apparence libérale et abolit le régime parlementaire. Il faut dire que de 1815 à 1848 l'Autriche-Hongrie, sous la direction de Metternich, s'était principalement attachée à préserver le statu quo - international - de Vienne. La première erreur est de ne pas s’apercevoir que le concept de nationalité a changé de contenu, glissant de la conception étatique à une conception ethnique. Le 31 octobre, Vienne est délivrée, les chefs révolutionnaires arrêtés (et certains sont immédiatement exécutés). L'empire d'Autriche (en allemand : Kaisertum Österreich) est le nom officiel porté par l'ensemble des territoires sous domination autrichienne de 1804 à 1867. Pour ses bons et loyaux services, Schwarzenberg est nommé chancelier, ce qui permet à la contre révolution de se poursuivre et de s'étendre à l'ensemble de l'Empire : les Hongrois sont soumis en 1849 avec l'aide de l'Empire russe. C’est dans ce contexte, aggravé par une crise de subsistance, qu’éclate la crise révolutionnaire de 1848, qui est plus grave en Autriche que partout ailleurs. Ferdinand Ier abdique en décembre, et son neveu de dix-huit ans, François-Joseph Ier, monte sur le trône, qu’il occupe jusqu’en 1916. Cette initiative démocratique entraîne une décomposition de l'Empire. La révolution autrichienne de 1848 consiste en une série de soulèvements libéraux ou nationalistes qui ont d'abord vaincu le régime autrichien de Metternich, pour ensuite, du fait de leurs propres divisions, être défait par les conservateurs. En Mars 1848 un mouvement de rébellion éclata à Vienne, forçant Metternich à démissionner. Une manifestation d'étudiants et de bourgeois à Vienne le 13 mars provoque la chute inattendue du gouvernement Metternich qui dominait la vie politique autrichienne depuis près de 27 ans. La crise éclata brutalement en mars 1848 à la suite de manifestations étudiantes et ouvrières. La cour impériale, le parlement et la population viennoise sont horrifiés. Le prince de Metternich donne sa démission le soir même et est forcé de s'enfuir dans une voiture de blanchisseuse[1]. L'Autriche au 19ème siècle De 1815 à 1848, l’empire d’Autriche, dirigé par Metternich, se consacre principalement au maintien du statu quo, à l’intérieur comme à l’extérieur. Plusieurs gouvernements libéraux éphémères se succèdent dirigés par : le comte Kolowrat (17 mars-4 avril), le comte Ficquelmont (4 avril-3 mai), le baron Pillersdorf (3 mai-8 juillet) le baron Doblhoff-Dier (8 juillet-18 juillet) et le baron Wessenberg (19 juillet-20 novembre). Les rebelles italiens prirent le pouvoir à Milan, et la Hongrie déclara son indépendance, ne reconnaissant plus pour seul lien avec l'Empire que son monarque habsbourgeois. La crise éclata brutalement en mars 1848 à la suite de manifestations étudiantes et ouvrières La révolution en Autriche de 1848 est considéré comme l'équivalente de la Révolution de 1789 en France puisqu'elle détruisit le système seigneurial et mit fin à l'ancien régime social. Puis vinrent Pest (15 mars), Milan et Venise (22 mars), etc. La bourgeoisie de langue allemande craint les effets secondaires de ce mouvement centrifuge et redoute les conséquences sociales d'une révolution à la française. La seule réforme qui survécut fut l'abolition du servage. En 1804, François Ier prend le titre d'empereur d'Autri… En octobre 1848, la Révolut… La bourgeoisie supportait de plus en mal le régime de censure et la bureaucratie tatillonne. Les forces impériales écrasèrent la rébellion hongroise (avec plus de difficultés et avec le renfort de la Russie conservatrice). Le maintien dans l’empire de populations de langues et de cultures différentes oblige l’État à des contorsions curieuses : ainsi, en 1800, dans les armées autrichiennes, les ordres sont donnés en latin afin de ne pas risquer de vexer une nationalité. Une autre erreur est de ne pas voir que le ferment nationaliste et libéral lève d’autant plus vite que les cadres féodaux éclatent. À long terme, cette politique va mener l’empire — construction historique habitée par des peuples divers — à sa perte. Dans l'ère germanophone (Autriche et Prusse) elle réclama non l'abolition de la monarchie mais l'instauration d'un état de droit. Le parlement, élu en juillet, s'attaqua aux problèmes des nationalités, du servage et élabora une nouvelle constitution. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. o Les révoltes éclatent en 1820, 1830 et 1848, mais sont vite étouffées. Le tout jeune empereur plongea la Hongrie dans un bain de sang, faisant fusiller l'ancien président du conseil, 13 généraux nationalistes et faisant condamner à mort de nombreux hommes politiques (dont certains par pendaison publique). Schwarzenberg engagea alors l'Empire dans une expérience "néo-absolutiste" associant la bourgeoisie à l'administration... Suite : Le néo-absolutisme et la rivalité austro-prussienne (1849-1867), Le néo-absolutisme et la rivalité austro-prussienne (1849-1867). La révolution en Autriche de 1848 est considéré comme l'équivalente de la Révolution de 1789 en France puisqu'elle détruisit le système seigneurial et mit fin à l'ancien régime social. Mais à l'intérieur, l'Empire était resté essentiellement rural, malgré un démarrage industriel non négligeable à partir de la fin des années 1820. « J'ai gouverné l'Europe, jamais l'Autriche », Histoire de l'émigration allemande en Amérique, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Révolution_autrichienne_de_1848&oldid=175366455, Portail:Printemps des peuples/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. L'abolition de toutes charges seigneuriales (loi du 7 septembre 1848) émancipant les paysans des charges féodales (car elles existaient encore partout dans l'Empire sauf en Lombardie-Vénétie !) Cependant, la Réaction qui débuta à l'automne 1848 ne représenta pas un retour pur et simple à l'ordre monarchique absolu de la période passée. l’Autriche (sauf le Piedmont) au nord, par les espagnols au sud et ayant au centre les états pontificaux (Vatican aujourd’hui).

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