L'action des divisions déployées contre l'empire russe est initialement entravée par l'absence de concertation entre le commandement militaire austro-hongrois et le commandement allemand. L’écart des pertes militaires s’explique par la puissance de l’artillerie lourde allemande, mieux dotée que la russe (dans un rapport de 2,5 contre 1, situation que l’on retrouve également sur le front français en 1914), mais tient surtout à l’impréparation relative des armées russes en août 1914, fortement sous-équipées jusqu’à la fin de 1915, excepté pour la Garde Impériale qui, constituant une armée à part entière en 1914, est la mieux équipée et entraînée des formations russes. Après la conquête de la Pologne, Hindenburg et Ludendorff multiplient les attaques sur la partie nord du front, en Lituanie, enlevant la ligne du Niémen, Vilnius, mais échouant à écraser les troupes russes du secteur[53]. La défaite lors de la guerre russo-japonaise est une humiliation pour le pays et montre les faiblesses de l'armée impériale russe, qui n’est absolument pas prête à entrer en guerre en 1914, comme le pensent les principaux responsables du ministère allemand aux affaires étrangères[8]. Parmi les prisonniers de guerre austro-hongrois en Russie, un certain nombre étaient slaves et ont demandé à lutter contre l'Autriche-Hongrie pour abattre cet empire, qu'ils jugeaient oppresseur. Peu de temps après cette défaite majeure, après deux années d'atermoiements, les Roumains s'engagent dans le conflit aux côtés des Alliés, étendant le front à l'arc des Carpates. Pourtant, l'empire Russe était fragile, plusieurs millions d’ouvriers russes vivent dans la misère et sont sensibles à la propagande révolutionnaire. Mettant en jeu des empires plus ou moins solides, la lutte se fait aussi sur le terrain politique et national. Avec l'entrée de l'Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale et l'appel à la guerre sainte lancé par le sultan contre les pays de l'Entente le 14 novembre 1914, les puissances centrales espèrent inciter les musulmans de l'Asie centrale russe et du Caucase à se révolter. Dans les premiers mois du conflit, marqués par une guerre de mouvement sur de vastes territoires, les militaires des puissances centrales doivent constamment affronter des unités russes plus nombreuses que les leurs[14] : à la fin du mois de septembre 1914, les germano-austro-hongrois disposent de 52 divisions à opposer aux 90 divisions déployées par les Russes, tandis qu'en décembre, 61 divisions sont déployées par les puissances centrales face aux 82 divisions russes[15]. Au cours de l'année 1915, 895 000 autres prisonniers russes ont été raflés à la suite des succès des puissances centrales face à la Russie[10]. Devant les atermoiements des principaux représentants du nouveau pouvoir en place en Russie, les dirigeants allemands et austro-hongrois décident la 13 février 1918, à Hombourg, la reprise des hostilités, dans un contexte marqué par la signature du traité de paix avec la Rada centrale, basée à Kiev et directement menacée par les bolcheviks[66]. En fait, « à partir de 1879, les plans de l'Allemagne partirent tous de l'hypothèse où elle aurait à affronter la France et la Russie »[7][source insuffisante]. Cette catégorie comprend la sous-catégorie suivante. À cette carence de l'encadrement s'ajoute une stratégie militaire héritée des guerres napoléoniennes, une retraite vers l'intérieur de l'empire. Ils remportent une victoire à Gumbinnen (19-20 août) sur des forces de la 8e armée allemande inférieures en nombre, mais des renforts allemands commandés par le général Paul von Hindenburg remportent sur les Russes une victoire décisive à la bataille de Tannenberg (27-30 août 1914), confirmée lors de la bataille des lacs Mazures (Prusse-Orientale), le 15 septembre, obligeant les Russes à battre en retraite vers leur frontière. Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre. À partir de la révolution de Février en 1917, des unités slaves austro-hongroises rejoignent avec armes et bagages les lignes russes, menaçant la totalité du front austro-hongrois[25]. L'empereur François-Joseph, lors de la reconquête de la Galicie, accorde une amnistie aux Ruthènes qui ont collaboré avec les Russes et demande à ses militaires de se comporter avec clémence : « Nous souhaitons venir en libérateurs et non en juges ». Au sein des deux alliances, chaque belligérant ne mène pas, dans un premier temps, de guerre coordonnée avec ses alliés. Les conditions de celui-ci étaient aussi défavorables que possible, par suite de l'état indescriptible des chemins et du mauvais temps. Wilhelm Doegen estime le nombre de morts de prisonniers alliés dans les camps allemands à 118 159 mais de sérieux doutes entourent ce chiffre, notamment du fait que Doegen ne prend pas en compte certaines maladies. Les États engagés dans les hostilités dans l'Est du continent européen sont d'une part l'Empire allemand, l'Autriche-Hongrie, le royaume de Bulgarie et l'Empire ottoman, d'autre part le royaume de Serbie, l'Empire russe et le royaume de Roumanie (celle-ci depuis 1916). Ainsi, dès le 23 aout 1914, 500 000 soldats austro-hongrois s'élancent face à 1 500 000 hommes déployés en Ukraine[39]. Quand Piotr Stolypine arrive au pouvoir en 1906, il tente de moderniser le régime, mais se heurte à l’opposition de la noblesse. Devant les succès rapides obtenus au cours de l'année 1915 par les puissances centrales contre l'empire russe, les responsables politiques allemands et autrichiens fixent des buts de guerre en cas de victoire. Elle sera maintenue jusqu’en février 1916. », — Erich Ludendorff, Mémoires de guerre[47]. Le matériel d’artillerie est insuffisant, le réseau ferroviaire trop peu développé. Front de l'Est (Première Guerre mondiale), Unité militaire russe de la Première Guerre mondiale, 1re division de cavalerie (Empire allemand), 3e division de cavalerie (Empire allemand), Corps de cavalerie Schmettow (Empire allemand), Légions polonaises pendant la Première Guerre mondiale, Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten, Ordre de bataille de l'armée allemande en 1914, 35e division de réserve (Empire allemand), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Catégorie:Front_de_l%27Est_(Première_Guerre_mondiale)&oldid=117642922, Bataille ou opération de la Première Guerre mondiale, Histoire militaire de l'Empire allemand pendant la Première Guerre mondiale, Histoire de l'Autriche-Hongrie pendant la Première Guerre mondiale, Projet:Époque contemporaine/Catégories liées, Projet:Histoire militaire/Catégories liées, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions. Le 3 mars, les représentants russes acceptent sans aucune discussion les clauses présentées par les puissances centrales, en signant le traité de Brest-Litovsk[67]. À la suite de l'entrée en guerre de l'Empire austro-hongrois contre la Serbie le 28 juillet 1914, la Russie mobilise afin de soutenir son allié. Ces assauts, destinés à dégager la forteresse assiégée de Przemysl, échouent face à une solide défense russe; la contre-attaque russe aboutit à renforcer le contrôle russe sur les cols, faisant peser sur la plaine hongroise une menace directe[52]. À partir de 1915, les armées russes attaquent en priorité le front austro-hongrois, plus faible, obligeant régulièrement les Allemands à soutenir, par des transferts de troupes opérés aux dépens du front français, des unités austro-hongroises parfois en pleine déroute, comme en 1916 face à la poussée de Broussilov[16]. Cet essor qui s’est accéléré encore à partir de 1905 fait désormais craindre à l’Allemagne l’émergence d’un géant économique rival en Europe. En 1914, bien que son économie soit encore essentiellement agricole, l’Empire russe est déjà la troisième puissance économique du continent. La Russie a pourtant été l’un des... En Serbie, les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale prennent une importance particulière. Non-déclarée et ne respectant aucune réglementation sur les quotas, cette exploitation de ressources incontrôlée... Nos formations "Apprendre et enseigner avec la radio", Politique de protection des données à caractère personnel, Cette page du site RFI SAVOIRS peut vous intéresser. L'empire de Nicolas II entre dans le conflit avec des ambitions territoriales, politiques et économiques assez précises. Les travaux nécessaires à la réfection et à la mise en état des chemins étaient énormes, et les moyens en jeu considérables. Le front de l'Est est le théâtre d'opérations de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1917 situé en Europe de l'Est, opposant la Triple-Entente à la Triple-Alliance ainsi que leurs alliées respectifs. La Roumanie est parallèlement en grande partie envahie et occupée. L'Autriche-Hongrie est un des pays pionniers de l'espionnage militaire, notamment pour compenser la faiblesse relative de ses armées[26]. Au début de l'année 1917, les troupes russes apparaissent redoutables, considérablement renforcées par des moyens modernes et par des levées massives de soldats, suscitant de fortes inquiétudes chez les militaires allemands et austro-hongrois. Russie et alliés de 1905 au mois d’août 1914, Puissances centrales face à la puissance russe, Front de l'Est dans la stratégie générale des Alliés et des puissances centrales, Fin du conflit entre la Russie et les puissances centrales, « la taille gigantesque de la Russie, jointe au fait qu’elle s’industrialisait avec une vitesse stupéfiante grâce au soutien financier de la France - auquel une, on compte dans certaines unités un fusil pour trois hommes, De plus, la carence de réseau ferré dont les trains ne dépassent pas les, L’acharnement des combats à l'Est oblige les puissances centrales à étoffer sans cesse ce front en prélevant des unités de l', « Vers la fin de 1914, l’intensité de la lutte sur le front russe imposera à l’armée allemande une attitude défensive sur le front de France. En janvier 1917, c’est 187 divisions que les Austro-Allemands engagent contre la Russie (49 % du total) contre 131 contre la France (34 %). On exalte le souvenir héroïque du sacrifice d’une petite nation en lutte contre de puissants Empires. Le refus des troupes de réprimer les manifestations, dû entre autres à la forte dégradation de l'économie et à la lassitude vis-à-vis des classes dirigeantes, obligent le tsar Nicolas II à abdiquer: c'est la révolution de Février en 1917 à l'issue de laquelle la Russie devient une république. En même temps, elles soutiennent discrètement les mouvements révolutionnaires opposés à l'autocratie des tsars, dans un premier temps, afin de pousser Nicolas II à la paix, dans un second temps, afin de renverser celui-ci pour mettre en place un régime politique qui conclurait la paix avec les Empires centraux[30]. Toujours selon Doegen, les Russes sont ceux qui ont eu le plus de pertes à déplorer (la situation alimentaire des Russes qui ne recevaient pas de colis de leurs familles peut l’expliquer) avec un peu plus de 70 000 morts[76]. La russification mécontente différents peuples de cet immense empire, dont les Russes ne représentent que 45 % de la population lors du recensement de 1897. Ces belligérants ont des difficultés à coordonner leurs opérations avec celles du front occidental. Première Guerre mondiale : le front d'Orient oublié La Grande Guerre suscite, chez de nombreux émigrés polonais, l’espoir de voir leur pays recouvrer l’indépendance. Dans l’intérieur de la Russie, en mai 1916, on compte environ quatre millions de réfugiés, soit 5 % de la population totale. Au fil du conflit, les buts de guerre germano-austro-hongrois évoluent, chacune des deux partenaires modifiant le détail des revendications par rapport à la Russie et à la Roumanie. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Au mois d’août, les unités russes sont incapables de résister à l'offensive allemande dans les pays baltes, lancée le 1er septembre ; celle-ci aboutit à la prise de Riga, consolidant ainsi la position du Reich dans les pays baltes[23]. À la suite de ces défaites, Conrad von Hötzendorf donne l'ordre de se replier vers les Carpates et la Silésie[39]. Dès les années 1880, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie aspirent à faire de la Pologne un territoire sous leur tutelle[34], limitant les annexions directes[36] ; cependant, dès la fin de l'année 1914, certains hauts-fonctionnaires prussiens en poste en Posnanie proposent, à la demande du haut-commandement ou du gouvernement de Berlin, des projets d'annexions plus ou moins étendues en Pologne russe[36] ; si certains souhaitent des annexions limitées en Pologne, d'autres de larges annexions, tous s'accordent sur la nécessité de contrôler étroitement la Pologne, directement ou indirectement[35]. À cette occasion, les austro-hongrois connaissent une baisse préoccupante du nombre de leurs soldats engagés face aux Russes, du fait des désertions, du nombre de prisonniers et du nombre de tués[57]. Quant aux paysans, ils réclament le partage des terres. Dès 1914, les puissances centrales exploitent le sentiment national ukrainien, mais cette politique heurte les intérêts des Polonais de la double monarchie ; cependant, dès la fin de l'année 1914, le Reich choisit d'appuyer les révolutionnaires ukrainiens, découverts à Berne ou dans les camps de prisonniers en Allemagne[31]. Manfried Rauchensteiner, The First World War and the End of the Habsburg Monarchy, 1914-1918, Böhlau Verlag Wien, 2014, p. 445-446. termes de PIB à parité de pouvoir d'achat, ministère allemand aux affaires étrangères, déploiement de la puissance militaire russe, Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale, Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten, un nouveau front s'ouvre alors dans le Caucase, mutinerie des soldats russes à La Courtine, Prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en Allemagne, Front de l'Est (Première Guerre mondiale), la Russie durant la Première Guerre mondiale, Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale, Roumanie dans la Première Guerre mondiale, Album photo d'un soldat allemand - Front Est 1917 - Génie du rail, Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, conférence de Kreuznach des 17 et 18 mai 1917, conférence de Hombourg du 13 février 1918, traité de Brest-Litovsk (Empires centraux-Ukraine), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_de_l%27Est_(Première_Guerre_mondiale)&oldid=176216624, Pages avec des arguments non numériques dans formatnum, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Article contenant un appel à traduction en allemand, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Portail:Première Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, celle-ci, poursuivant la guerre aux côtés de l’Entente, perd son soutien populaire, ce qui favorise le, la sécession de nombreux territoires par rapport aux Empires auxquels ils appartenaient (Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie), et la constitution, la reconstitution ou l’unification d'une dizaine de nouveaux États (.

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